Pavillons Dorés

Les Pavillons dorés

 

Les fameux Pavillons Dorés du château du château de Selles sur Cher ont vu le jour dès le début du grand chantier de construction du château voulu par Philippe de Béthune.

 

Car, il fallait bien que le comte se logeât quelque part. Il utilisa une partie de l’ancien château médiéval remanié aux XVe et XVIe siècles.

Philippe de Béthune s’y fit aménager des appartements dignes de son rang, en faisant surélever les toits, construire de magnifiques cheminées très ouvragées, et décorer les murs de superbes peintures.

C’est à travers les fenêtres ouvrant sur l’est, que Philippe de Béthune surveillait la construction de son château.

Homme de relations, ses séjours répétés à Rome lui avaient permis de constituer un réseau de connaissances. Notamment dans les milieux artistiques, qu’il affectionnait particulièrement.

Ainsi, fit-il appel à des peintres italiens pour décorer les murs de sa demeure provisoire.

Michelangelo Merisi da Caravaggio

Il est un peintre que Philippe de Béthune affectionnait particulièrement, malgré sa réputation douteuse : Michelangelo Merisi da Caravaggio. En effet, Philippe de Béthune, grand amateur d’art, entrevit le génie du peintre. C’est ainsi qu’il acquit quelques toiles du Caravage. Notamment ces deux copies exposées dans notre petite galerie au rez-de-chaussée du Pavillon Béthune. Ces toiles sont titrées : la cène à Emmaüs et l’Incrédulité de saint Thomas. Les originaux ou présumés tels, sont visibles à l’église saint Antoine de Loches (37).

Ses appartements étaient constitués d’une chambre dite cabinet de travail, dont le plafond en résille compte 162 caissons. Sans doute peints de motifs dorés sur fond bleu, masques divers, rosaces et écu de Béthune au centre.

Une vaste cheminée aux allégories guerrières chauffait la pièce.

Ensuite, un petit corridor richement peint d’allégories et de devises latines sur fond d’or.

Juste à gauche, une petite chapelle aménagée dans l’ancienne chambre de défense d’où l’on maniait la herse du pont-levis. Une résille orne le plafond de caissons peints de visages d’enfants.

 

Pour finir, une chambre analogue au cabinet de travail, comportant la même cheminée ornée, cette fois, d’allégories de paix. Une autre résille pare le plafond dans le même style que le cabinet de travail.

C’était sans doute la chambre de Philippe de Béthune. Chambre, ainsi qu’on l’entendait au XVIIe siècle, c’est à dire une pièce à usages multiples : cabinet de travail, salle à manger, salon, cabinet de toilette, chambre à coucher…

château de Selles sur Cher